leschroniquesdunebouquineuse

les chroniques d'une bouquineuse

Mardi 11 août 2009 à 21:03

Bienvenue dans les chroniques d'une bouquineuse!

Un blog dédié aux livres, (mais oui, vous savez, la version préhistorique d'internet...), en particulier aux livres qui m'on fascinés, qui m'on transporté, qui m'on fait rêver, ou qui, au contraire, m'on fait grincer des dents...

Qui fait ce blog...

Je me présente, Clotilde, aussi connu sous le nom d'Archea, de Valence, de Severinae de Cloclo ou de Clo le cloporte (ouf, ça en fait des pseudonymes...Devrais-je y voir une petite touche de schizophrénie?). Je suis une étudiante québécoise plutôt normale de quinze ans, j'habite dans une ville toute pourrie du Québec, et je suis une lectrice quasi boulimique. Sinon, à part lire, j'aime écrire, la danse classique, la musique, écouter des films et mes amis (ce n'est absolument pas cliché. On va dire.) Oh, et je crois que j'aime les parenthèses...

Pourquoi est-ce que je fais ce blog...

Disons que ce blog n'était pas mon premier blog, et que j'ai développé le réflexe bizarroïde de sauter sur internet dès que je veux communiquer une quelconque pensé. De plus, j'aime beaucoup partager mes opinions littéraire avec les gens (lire, harceler ma pauvre famille en disséquant chaque détail de chaque livre que je lis), et je trouvais que c'était une bonne idée d'élargir le nombre de mes victi... des gens avec qui je partageais mes opinions grâce à internet...

Mais, à ce moment là, je n'étais pas encore tout à fait sûr de la façon de m'y prendre. Et je suis tombé sur le blog de petitelunesbooks (il y a un lien, en bas.). Et j'ai adoré son blog. Et j'ai décidé de m'en faire un moi aussi. Avec les résultats qu'on connaît.

En conclusion...

En conclusion, je tiens à remercier petitelunesbooks (qui, soit-dit en passant, ne me connais pas et n'a aucune idée de mon existence) qui m'a inspiré à faire ce blog (manière poli de dire que j'ai honteusement plagié son concept. Enfin.) Et à qui j'ai en plus volé l'expression « biblogothète », que je trouve trop génial. Donc, comme vous le voyez, j'en dois beaucoup à cette fille. Merci, petitelunesbooks.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/1.html Voilà, c'est le site de la fille dont j'ai vaguement fait mention...http://leschroniquesdunebouquineuse.cowblog.fr/images/bookglassesphoto.jpg

Publié par leschroniquesdunbouquineuse

Mardi 11 août 2009 à 21:14

A

B

C
- Courir avec des ciseaux, Augusten Burroughs, 1er page

D

E
(l') Élégance du hérisson, Muriel Barbery, 2e page
(l') Enfant qui ne pleurait pas, Torey L. Hayden 2e page

F

G

H

I
-Instrument des ténèbres, Nancy Huston, 1er page
J

K

L

M
- Mille soleils splendides, Khaled Hosseini, 1er page
N

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Publié par leschroniquesdunbouquineuse

Mardi 11 août 2009 à 22:30

Courir avec des ciseaux
Augusten Burroughs
27 chapitres
318 pages
Autobiographie
 
Quatrième de couverture
Augusten a toujours su qu’il était différent. Mais différent de qui, de quoi? De l’Amérique des années 70? De sa mère, complètement psychotique, qui se fait tripoter par la femme du pasteur en déclamant des poèmes? De son père, alcoolique, qui testerait bien le couteau à pain sur la gorge de sa femme? De son psy et tuteur légal, encore plus déjanté, qui lit l’avenir dans ses étrons, une Bible à la main? Augusten verra bien. En attendant, il vit, tout simplement. Il pense à l’avenir. Il sera star, ou docteur, ou coiffeur. Il arrêtera de manger des croquettes pour chats. Ou pas. Récit d’une adolescence pas comme les autres dans une époque pas comme les autres.
 
Mon résumé
L’adolescence est toujours une période très spécial dans la vie d’une personne. Sauf que pour Augusten, le mot spécial est un euphémisme. Loin d’être préoccupé par ses examens de math ou par une fiche de lecture à remettre, il doit plutôt essayer de s’adapter à un mode de vie des plus bizarres. Qu’il doivent empêcher sa mère de manger la cire des bougie, qu’il détruise un plafond avec l’aide de sa meilleure amie ou qu’il essaie d’empêcher  son amoureux, âgé du double de son âge de devenir complètement névrosé, Augusten doit composer avec des situation un brin inhabituel. Un portrait de famille unique.
 
Mon avis
Courir avec des ciseaux est un livre qu’on adore ou qu’on déteste. Personnellement, je l’ai adorée. Il faut être capable de composer avec une atmosphère parfois un peu malsaine (par exemple lorsqu’il parle des cafards qui peuplent la cuisine...) et des situations qui peuvent choquer certaines personnes (par exemple, la description assez explicite d’une relation sexuelle entre un homme adulte et un adolescent de quatorze ans), mais une fois qu’on a dépassé cela, il reste un roman à la fois très drôle et très émouvant. Il y a des moments où l’on se dit « oh mon dieu, j’espère qu’il invente tout cela », d’autre où l’on ne peut s’empêcher de mourir de rire. Augusten Burroughs a un style vraiment agréable, qui ce lit facilement et qui nous fait totalement embarquer dans son récit. De plus, les références nous transportent dans les États-Unis des  années soixante-dix, ce qui est vraiment dépaysant (d’une façon agréable…)
Bref, un livre que je recommande à tout le monde.
 
 
http://leschroniquesdunebouquineuse.cowblog.fr/images/courriravecciseau.jpg… Nous avons finalement réussi à créer entre les chevrons une jolie ouverture dans le toit.
J’ai plongé la main dans le trou et je l’ai agitée dans la cuisine.
-          Coucou Agnes!
Elle a levé la tête.
-          Qu’est-ce que c’est que ça?
Natalie a glissé la tête dans le trou.
-          Tu ne veux pas aller nous acheter quelque chose à manger?
-          Que voulez vous? A demandé Agnes.
-          Je sais pas. Un truc.
-          Vous deux, vous avez intérêt à réparer ça, a-t-elle repris. On ne peut pas vivre dans une maison trouée.
La suite a montré qu’on pouvait parfaitement vivre dans une maison trouée.

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Vendredi 21 août 2009 à 21:31

http://leschroniquesdunebouquineuse.cowblog.fr/images/millesoleilssplendides.jpg
Mille soleils splendides, Khaled Hosseini
 
51 chapitres
412 pages
Roman
 
 
Quatrième de couverture
Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan. Mais parviendront-elles à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois sous ses murs « mille soleils splendides »?
 
Mon résumé
Mariam et Laila n’ont rien en commun. L’une est une harami, une bâtarde, sans éducation et sans famille. L’autre à grandis dans une famille où l’éducation était capitale, avec qui l’adorait, mais dans l’ombre de ses frères. Et pourtant, lorsque ces deux femmes se retrouveront mariées au même homme, toutes leurs différences s’effaceront pour ne laisser qu’une profonde amitié.
 
      Mon avis
       À l’origine, je ne voulais absolument pas lire ce livre. Je venais de terminer un autre     livre du même genre (les hirondelles de Kaboul), et je n’avais vraiment pas embarquée dans l’histoire. Mais ma mère lisait ce livre, et je l’ai mis dans mon sac à mains en croyant que c’était un autre bouquin (elle est douée la fille, y’a pas à dire…), et je me suis retrouvé à garder deux blondinets qui me mettaient les nerfs en miettes. J’ai donc commencée à lire… et après deux pages j’étais complètement scotché à l’histoire. Khaled Hosseini écrit très bien, il réussit à ce mettre complètement dans la peau de ces deux femmes et à nous faire ressentir tout leurs sentiments. Après avoir lu ce livre, on déteste encore plus la guerre et on est encore plus heureux de vivre dans des pays égalitaire…
 
 
Extrait : 
… Elles s’assirent sur des chaises pliantes et mangèrent le halva avec leurs doigts. Elles burent ensuite une deuxième tasse, et lorsque Laila demanda à Mariam si elle en désirait une troisième, celle-ci acquiesça. Tandis que des coups de feu résonnaient dans les montagnes, elles observèrent les nuages glisser devant la lune et les dernières lucioles de la saison dessiner des arcs lumineux dans le noir. Puis Aziza se réveilla en pleurant et Rachid cria à Laila de la faire taire. Les deux femmes échangèrent d’instinct un regard entendu. Un simple regard, éphémère, mais qui fit comprendre à Laila que Mariam et elle n’étaient plus ennemies.

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Samedi 22 août 2009 à 19:33

http://leschroniquesdunebouquineuse.cowblog.fr/images/Instrumentsdestenebres.jpg
Instrument des ténèbres, Nancy Huston
 
25 chapitres
409 pages
Roman
 
Quatrième de couverture
«  Je crois aux personnages de mon roman de la même façon que les paysans superstitieux croient aux fantômes, ou les mères en leurs enfants : non parce qu’ils espèrent en tirer quelque chose, mais parce qu’ils sont là : de façon aussi irréfutable que miraculeuse. Le désespoir est exactement aussi débile que l’espoir, ne voyez-vous pas? La vérité n’est ni la lumière permanente ni la nuit noire éternelle; mais des éclats d’amour, de beauté et de rire, sur fond d’ombre angoissante; mais le scintillement bref des instruments au milieu des ténèbres… »
 
Mon résumé
Nadia, ou plutôt Nada, est une écrivaine de bientôt cinquante ans. Ses romans lui ont tous étés dictés par son daimon, sorte de muse désincarnée. Cette fois, il lui inspire l’histoire, inspirée de fait réel de Barbe Durand et de son jumeau Barnabé, né au XVI siècle. Mais l’écriture de ce livre ne se fera pas sans heurt, et Nada devra, pour pouvoir terminer d’écrire cette histoire affronter la sienne.
 
Mon avis
Instruments des ténèbres est un livre très spécial. Premièrement, parce que le roman est divisé en deux partie : la sonate de la résurrection, le livre écrit par Nada, et le carnet scordatura qui est un peu le journal intime de Nadia. Deuxièmement, parce que le style d’écriture n’est pas du tout le même dans les deux partie. Personnellement, j’ai préféré le carnet scordatura mais j’ai quand même vraiment aimée l’histoire de Barbe. Je crois que j’ai vais essayer de trouver d’autre livre de Nancy Huston, elle est vraiment géniale.
 
Extrait
Carnet scordatura :
Ce qu’on voudrait, au fond, c’est un deuxième soi. Seul un autre « je », se tenant à une distance respectueuse et observatrice du premier, aurait la bienveillance et l’empathie nécessaire pour jouer le rôle du Témoin… C’est justement le rôle que joue Barnabé pour Barbe, le rôle dont j’ai rêvé toute ma vie pour Nathan, ou Nothin’, mon jumeau mort –« garçon moi », comme dit Barbe- avec qui j’ai désiré vivre incestueusement comme avec un amant invisible, découvrant le monde par ses yeux, ou mieux, transformant  le monde par ses yeux, l’enduisant d’or, minute après minute et année après année.

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